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23 juin 2012

Les cerfs-volants de Kaboul (Khaled Hosseini)

"Les cerfs-volants de Kaboul" est un roman qui date de 2003 et que tu as peut-être déjà lu. Je l'ai découvert il y a peu et je l'ai dévoré.

Les premiers chapitres racontent l'enfance d'Amir à l'époque où il faisait bon vivre à Kaboul, même si ce livre porte sur ses blessures d'enfant, fardeau qu'il n'aura de cesse de combattre. On y découvre les traditions, les querelles, les habitudes de l'Afghanistan d'avant la guerre. Difficile pour lui de grandir avec un père au caractère si fort, avec ce secret si lourd qui hantera ses nuits. On suit Amir jusqu'à nos jours. C'est aussi un roman d'aventures, avec des scènes difficiles liés aux horreurs de toute guerre, des personnages attachants par leur humanité, leur diversité. J'ai eu envie de croire qu'Amir existe vraiment, mais non...

aaa

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16 juin 2012

Des goûts et des couleurs

Il parait que les travaux, les déménagements et les enfants sont des causes de divorce. Déménagements et enfants : c'est fait, les Neuneu ont survécu. Nous sommes actuellement dans une petite semaine de travaux, et je peux t'assurer que nous ne divorcerons pas pour ça, étant donné que Monsieur, heureux hasard sûrement, est absent toute la semaine ! J'accueille les ouvriers et les laisse tranquilles ; Monsieur ne pourra rien me reprocher sous peine de se prendre un "T'avais qu'à être là !" bien placé. Pan ! Parce que le camping me rend nerveuse !

Enfin j'ai voulu vérifié cette théorie des causes de divorce, et je n'ai rien trouvé de sérieux qui légitimerait cette rumeur.

Donc nous aurons d'ici peu une belle salle de bain. L'ancienne date de la construction de l'immeuble en 1980. Je te laisse imaginer le style, que nous n'avions même pas pu camoufler sous une couche de peinture.

Là, l'objectif c'est de virer cet affreux carrelage et de redonner un coup de neuf à l'ensemble, le tout pour un moindre coût évidemment. 

Il a fallu choisir le meuble, la vasque et le carrelage, ce qui donna lieu à de nombreuses discussions conjugales, à des dimanches merveilleux chez Ikea et Leroy Merlin, mes amis. L'idée était de sortir de ce qu'on avait déjà pour nos toilettes et notre salle d'eau.

Les toilettes : très à la mode, magnifique carrelage wengé, et cuvette rectangulaire. essuie-main déplorable, toujours pas de quoi dérouler le PQ, et balayette exposée telle une oeuvre d'art.


Nous éviterons donc le marron foncé/noir.

Toilettes

 

La salle d'eau : superbe avec sa douche spacieuse, son faux béton ciré sur les murs et ses fausses ardoises au sol et le vrai reflet du lavabo dans la douche, mais uniquement pour la photo.

Douche

Nous éviterons aussi l'harmonie gris/anis.

 

Hier je whatsappisais (comprends je smisais, ou si vraiment tu es allergique à Apple, je discutais par écrit via mon téléphone portable) avec une copine, et lui confiais l'horreur de vivre au milieu des travaux. Oui parce que la salle de bain en question  donne directement dans ma chambre. Chaque nuit, j'envoie une quantité effrayante de poussière dans mes poumons. Je pense que finalement Monsieur a fui cette semaine, juste par instinct de survie.

Quoi ? Dormir sur le canapé ? C'est un autre débat vu que nous n'avons plus de canapé pendant 2 semaines, les vieux étant partis avant que le beau tout neuf n'arrive ! Quand je te dis que c'est camping cette semaine, je sais de quoi je parle !

Bref, je confie mes vrais soucis dans la vie à ma copine, photos à l'appui :

"Imagine l'horreur de vivre avec cette vue affreuse, alors que je tente de m'endormir !"

Vue lit

"Te rends-tu vraiment compte de ce que je subis ?"

Carrelage

 

Ma copine est adorable et très compatissante. Pour preuve je te laisse une photo de notre discussion :

Iphone

 

 

Sauf que......

 

 

 

 

 

....... Le carrelage bleu est le NOUVEAU carrelage : un magnifique bleu atoll de chez Leroy Merlin !

 

Evidemment je ne manquerai pas de faire de belles photos de notre salle de bain quand elle sera terminée !

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13 juin 2012

Indicible

Un peu de sérieux aujourd'hui. Je vais te parler de la Syrie. Tout ce qui relève de l'information, tu pourras le trouver dans ton journal préféré. Si ton journal préféré est le même que le mien, tu as peut-être déjà lu ce qui suit. C'est tellement....je n'ai pas de mot...... que j'ai besoin de t'en faire part.

C'est donc un article dans Le Monde qui m'a effrayée. J'ai bien conscience qu'il se passe des choses affreuses, horribles, pire encore, dans bien des pays, des actes, des tortures, que je suis loin d'imaginer d'ici, dans ma petite vie de bourgeoise à peine banlieusarde.

Je lisais cet article dans l'avion qui m'emmenait dans notre petit coin de paradis de Provence. J'en ai eu presque un malaise, comme une nausée fulgurante. Certes, cela n'a rien changé à mon week-end, mais bon, voilà quoi...

Il était question des soldats syriens qui désertent. Ces pauvres hommes sont tiraillés entre leur devoir de militaire engagé et l'horreur des missions qu'on leur demande d'accomplir. Ils risquent leur vie à déserter. Le témoignage d'un de ces ex-soldat racontait que pour sa première mission il avait dû, avec ses collègues, embarquer des prisonniers, c'est-à-dire des civils, hommes et femmes, par bateau, dans un container. Puis, bien plus tard, ils ont largué le container au large.

 

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04 juin 2012

Baudelaire for ever

Oui Baudelaire ; c'est ainsi que s'appelle mon chat.

Mon fils aîné, né 15 mois après Baudelaire, s'appelant Charles, je lui dis toujours qu'il a eu de la chance car Flaubert, mon chat précédent, est morte prématurément (oui, j'avais appris trop tard que Flaubert était une femelle).

Bref, cette petite vidéo me donne des idées....

 

http://www.huffingtonpost.fr/2012/06/04/video-le-chatcoptere-un-c_n_1567220.html

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30 mai 2012

Le bonheur

C'est en rentrant de mon cours hebdomadaire de piano, sous un grand soleil, rafraîchie juste comme il faut par une légère bise, en grignotant ma baguette Tradition encore chaude, que j'ai pensé à toi : Zut ! Mon blog !

Parce que j'avais envie de hurler tellement j'étais bien, de hurler que le bonheur, c'est tout simple, qu'il faut savoir savourer ces moments simples et agréables.

Ces 4 semaines sans toi sont passées vite entre un projet de nouvelle salle de bain, des week-ends prolongés à vadrouiller et aussi parfois une classe à préparer !

Bon pour ne pas jouer la bloggueuse mèreparfaitevieidéaleenfantsmerveilleux, à peine arrivée à la maison, Monsieur râlait avec le cadet, qui en voulait à son aîné qui lui-même embêtait le chat. Ricoré....Reviens !!!

 

Quelques photos de notre coin de paradis....

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Optimisation du potentiel familial : 

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Ils jouaient avec le bateau télécommandé de leur papa quand il était petit :

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08 mai 2012

Un peu de lecture

 

 Françoise

Tout d’abord, c’est une biographie ; il faut donc aimer lire ce genre d’exercice, même si cette biographie se lit comme un roman. Je savais vaguement que Françoise Giroud était une journaliste, dévouée à la cause féministe. J’y ai découvert une journaliste engagée politiquement, et cela m’a permis de me pencher sur une époque qui m’était plutôt obscure. Laure Adler lui voue une grande admiration, mais sa biographie n’est pas qu’un éloge et nous montre aussi ses faiblesses.

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07 mai 2012

Twitter

Un brin de folie ce soir...je me suis inscrite sur Twitter. Je m'appelle Neuneu Point Com. C'est original !

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05 mai 2012

Douillette

Oh que j'aime ce mois de mai ! C'est bien agréable de travailler un jour, de s'arrêter 2 jours.... D'ailleurs mercredi, j'en ai profité pour passer une partie de la journée à l'hôpital. Rien de grave. Du tout. Juste une petite intervention chirurgicale de confort. Cet acte peut même être fait sans anesthésie, mais étant très douillette, j'ai opté pour le médecin qui le pratique sous anesthésie générale.

J'arrive à l'hôpital mercredi matin, genre la fleur au fusil : détendue, contente et en pleine forme après un premier mai si ensoleillé durant lequel Monsieur et moi avons passé la journée à tourner les meubles dans le salon pour finalement revenir à l'ancienne disposition ! Bref j'arrive sereine. Mais pas divine, car maquillage et vernis sont proscrits. Heureusement je n'ai rencontré personne dans le tram !

J'entre dans le service de chirurgie ambulatoire. Là je perds de mon enthousiasme....ils ont dû mal concevoir leur truc, parce que de là où j'attends mon tour,  j'ai vu passer plusieurs brancards avec des gens qui allaient ou revenaient du bloc. J'aurais préféré que l'on cache tout ça moi ! L'envers du décor ne m'intéresse absolument pas !

Ah c'est à moi ! Franchement, j'ai eu un moment de doute.....je te décris la scène : déjà j'ai dû me laver 2 fois à la bétadine depuis la veille ; là j'ai enfilé la tenue : à poil sous une sorte de peignoir en faux papier stérile à enfiler par devant, des bas de contention (nouvelle procédure obligatoire), une charlotte sur la tête, et une à chaque pied, perfusée sur la main droite, j'attends mon tour ! 

Sinon, j'adore l'anesthésie : je dors tellement bien, je dors sereinement, je rêve bien. J'ai été endormie une heure en tout. Au réveil,  j'ai bien senti que j'avais un peu mal quand même. Histoire de m'occuper, j'évalue ma douleur. C'est ce que je fais depuis longtemps avec mes enfants. Il faut dire qu'ils sont des modèles hurleurs au moindre bobo, donc pour savoir ce qui se passe vraiment, je leur demande de noter leur douleur de 1 à 10. Cela marche très bien avec mon cadet. Bref, j'évalue ma douleur à 4. Oui 4 c'est bien. J'ai quand même un peu mal, pas assez pour passer la moyenne, mais voilà quoi....4/10.

Puis, l'infirmière me demande comment je vais. Je lui dis que j'ai mal quand même, contrairement à ce que m'avait vendu le chirurgien ("Pas de douleurs, pas d'effets indésirables !"). 

- Mal ? Vraiment ? A combien évaluez-vous votre douleur entre 1 et 10 ? 1 ou 2 ?

- 3 ! mentis-je timidement !

Je suis donc officiellement douillette ! Enfin cela n'a pas duré. Je suis rentrée chez moi après une petite collation et j'ai tranquillement, sans douleur, repris ma classe dès jeudi !

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21 avril 2012

Culture, lecture, complexature

Je t'écris de notre petit coin de paradis en Provence. Tellement loin du reste du monde que les câbles de l'adsl n'y arrivent pas ! J'utilise l'Ipad et sa connexion 3G ou plutôt Edge d'ailleurs !

J'implore ton indulgence parce que l'auto correction de l'Ipad est redoutable !

Mes garçons sont grands maintenant et je peux profiter pleinement de mes vacances. Mon bonheur est tout simple : lire....au soleil, au coin du feu de cheminée, peu importe, mais lire. À Paris je ne réserve la lecture qu' au coucher. Résultat : je sombre dans les bras de Morphée au bout de 5 minutes et 2 pages ! Ici je lis. Je peux y consacrer toute une après-midi sans remords. Finalement le luxe de la lecture, c'est le temps. 

Généralement quand je rentre à Paris, je me promets que cette fois la lecture aura sa place dans ma vie quotidienne...et puis non, je n'arrive pas à la caser. Mais je sais que si je le voulais je pourrais, que c'est parce que je ne fais pas d'effort, que je préfère des activités intellectuellement reposantes, voire néantes !

Petite on disait de moi que j'étais intelligente. Mes parents n'ayant reçu aucune instruction, statistiquement je n'aurais pas dû faire d'études. C'est d'ailleurs la grande question de ma vie : pourquoi ai-je fait des études ? Comment n'ai-je pas mal tourné avec des parents qui ne m'ont jamais demandé si j avais fait mes devoirs, qui n'ont jamais vérifié mon cahier de textes ? Pourquoi moi et pas mes cousins cousines ?

Bref, j'ai obtenu un bac+5 en chimie, un premier poste passionnant dans un centre de recherche privé. Et pourtant je n'avais q' une ambition : devenir instit ! Je sais pourquoi maintenant. Je l'ai bien analysé depuis tout ce temps. Fille d'ouvriers, ma place n'était pas là. Le seul plus que je pouvais me permettre par rapport à la situation de mes parents, c'était l'enseignement. Cela permettrait à mes enfants d'accéder à des postes plus "hauts". C'est idiot, je le sais bien, mais c'est bien ainsi que je le ressentais. 

J'ai toujours été complexée par ma non culture. J'ai vaguement tenté de rattraper mon retard  à cette époque là, mais sans guide, mes choix littéraires étaient plutôt minables quand j'y repense !

Puis j'ai eu mes enfants, et le quotidien a pris le dessus. Et voilà. J'aii toujours gardé le plaisir de la lecture, mais la moindre allusion de l'auteur à un événement me renvoie cette image d'inculte. Je suis obligée de me renseigner sur cet événement qui semble évident mais que je ne connais pas, ou de très loin. Bref, la culture, la lecture et mes complexes....

 

Pourquoi ce billet si décousu ? Parce que je viens de terminer un livre qui m'a renvoyé tout cela.  C'est la biographie de Françoise Giroud, par Laure Adler "Françoise". 

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12 avril 2012

L'examen au conservatoire

Mardi soir mon cadet passait son examen de piano au conservatoire. Il passe en troisième année. Bravo !

J'ai assisté à toutes les auditions. J'ai trouvé cela très intéressant : une trentaine de gamins, agés de 7 à 14 ans qui jouent tous les 2 mêmes morceaux.

Cela se passe dans l'auditorium de la ville. L'enfant est seul sur la scène. Le jury (3 adultes) est tout en haut de l'amphithéâtre. L'enfant arrive sur la scène et salue le public. Rien qu'à la façon de marcher jusqu'à l'avant de la scène, et de saluer, on remarque les timides, les mal à l'aise, les cools, les stressés...

Ensuite arrive l'épreuve du siège : le siège sur lequel ils vont s'assoir, est gros et lourd. Rien à voir avec ceux que l'on trouve dans les salles du conservatoire, ou à la maison devant nos pianos. Donc là encore, selon les enfants il y a plusieurs techniques : s'assoir là où est le siège et jouer, reculer le lourd siège mais ne pas oser l'avancer à nouveau un peu, se mettre à 4 pattes pour essayer, en vain, de le régler à la bonne hauteur. J'ai trouvé cela scandaleux qu'on les laisse se débrouiller avec ce siège : certains enfants ont joué les pieds qui ne touchaient même pas le sol ! il y aussi ceux qui ont joué en utilisant les pédales....alors là c'était pathétique...les pauvres ! Ils avaient à peine les fesses sur le bord du siège, les jambes tendues au maximum pour avoir une chance de toucher les pédales.

Ah oui la sélection au conservatoire existe ! Mais pas que d'un point de vue musical !

Alors ensuite l'enfant joue. Et là pareil...que de moments de solitude ! Certains jouent bien, voire très bien, et puis la petite erreur suivie du trou de mémoire. L'idée c'est de ne pas reprendre au début...certains sont restés 5 bonnes minutes (et c'est long 5 minutes dans ces cas-là) à tenter de continuer leur morceau. C'est un véritable calvaire ! Le record a été pour une petite qui jouait bien mais qui n'a pas su continuer. Elle était à 4 mesures de la fin ! Au bout de 10 minutes le jury lui a suggéré de reprendre le morceau au début. Elle n'a pas eu son examen....alors qu'elle jouait très bien....bien mieux que mon fils ; mais lui n'a pas eu de trou de mémoire.

Un jour je te raconterai le piano et moi....

 

 

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